Archive for Frenchpop

Victoires de la musique 2011 Palmarès

Les Victoires de la Musique représentent la reconnaissance de la profession. Voici le palmarès général 2011 :

Artiste interprète masculin de l’année : Gaëtan Roussel
Artiste interprète féminine de l’année : Yael Naim
Vidéo-clip de l’année : Philippe Katerine - La banane
Album de l’année : Gaëtan Roussel - Ginger
Chanson originale de l’année (remise par le public via téléphone/SMS) : Zaz - Je veux
Spectacle musical-concert-tournée de l’année : Eddy Mitchell, ex-aequo Matthieu Chedid
Groupe ou artiste révélation du public : Lilly Wood and the Prick
Groupe ou artiste révélation scène : Ben l’Oncle Soul
Album de chansons : Bernard Lavilliers
Album rock : Gaëtan Roussel
Album de musiques urbaines : Abd Al Malik
Album de musiques du monde : Hindi Zahra
Album de musiques électroniques ou dance : Stromae

NRJ Music Awards 2011 Palmarès

Un prix qui n’est pas à négliger puisqu’il représente la reconnaissance du public :

Révélation Française de l’année

- Ben L’Oncle Soul
Joyce Jonathan
- Camélia Jordana
- Pony Pony Run Run

Révélation internationale de l’année

Justin Bieber
- Taio Cruz
- Inna
- Ke$ha

Artiste Féminine Française de l’année

- Coeur de Pirate
- Mylène Farmer
Jenifer
- Shy’m

Artiste Féminine Internationale de l’année

- Lady Gaga
- Katy Perry
- Rihanna
Shakira

Artiste Masculin Français de l’année

- Grégoire
- David Guetta
- Christophe Maé
M Pokora

Artiste Masculin International de l’année

- James Blunt
- Eminem
- Enrique Iglesias
Usher

Chanson Internationale de l’année

- Lady Gaga – Bad Romance
- Katy Perry – California Gurls
- Rihanna / Eminem – Love the way you lie
Shakira – Waka Waka

Concert de l’année

- Christophe Maé
- Yannick Noah
Black Eyed Peas
- Lady Gaga

Groupe / Duo Français de l’année

- Coeur de Pirate / Julien Doré
- K’naan – Féfé
Justin Nozuka / Zaho
- Superbus

Groupe / Duo International de l’année

Black Eyed Peas
- Eminem / Rihanna
- Lady Gaga / Beyoncé
- Muse

Clip de l’année

- Christophe Maé – Je me lâche
- Eminem / Rihanna – Love the way you lie
- Katy Perry – California Gurls
Lady Gaga / Beyoncé – Telephone

Chanson française de l’année

- Grégoire - Danse
- Joyce Jonathan - Pas besoin de toi
M. Pokora - Juste une photo de toi
- Shy’m - Je sais
- Stromae - Alors on danse
- Zaz - Je veux

Lilly Wood and The Prick – Invincible Friends

Lilly Wood and The Prick est un duo pop, folk, electro français formé il y a quatre ans par Nili Hadida et Benjamin Cotto. Une voix extraordinaire, un swing bien prononcé et une pincée d’originalité. La recette idéale du très bon album produit chez Cinq7, groupe qui colle parfaitement à l’image du label : qualitatif et fun. En témoigne un cover surprenant avec deux costumes de grosses chouettes.

L’album s’ouvre sur une très bonne piste (peut être la meilleure de l’album). La ryhtmique entrainante et les arrangements 80s du synthé d’« It’s OK » et « Cover My Face » donne le ton d’un album folk, electro et des références pop.
L’album est entièrement interprété en anglais, le duo parisien a donc choisi la facilité des textes en évitant le difficile exercice qu’impose la langue française. L’anglais confère tout de même un cachet et une crédibilité à cet album. Cet opus est marqué par des basses harmonieuses « Down The Drain » et une folie sucrée « (No No) Kids » qui  embellissent et mettent en valeur leur travail. Cependant plus on progresse dans l’album moins les pistes semblent étoffées. En effet, on passe rapidement à des titres en quasi acoustique. C’est une typologie d’accompagnement charmante mais qui casse l’originalité de l’album. Les mélodies ne se dégradent pas pour autant : « Little Johny » cette piste nostalgique et émouvante aux empreintes de 90s, accentuées par une guitare sèche, me rappelle les grandes heures de groupe comme Texas et ses tubes saupoudrées de countries. Je soulignerai la volonté manifeste du duo de dépasser les frontières musicales pour offrir une originalité et une nouvelle approche du style folk, « My Best » et les solos de flûte traversière « Prayer in C ».

« Invicible Friends » est un opus réussi ! Une ballade emplie de souvenirs. Un album qui fait preuve de modernisme mais qui est aussi l’héritier des 80s. Même si l’engouement s’amoindri au fur et à mesure de l’écoute, il n’en reste pas moins remarquable, bourré de talents et de surprise.

Une enfant du siècle – Alizée

Alizée, la plus grande star de la musique française. Pour ceux qui ne le sauraient toujours pas Alizée est clairement l’une des plus grosses vendeuses françaises de disques au monde. Même si sa popularité est discutable dans l’hexagone il est indéniable que c’est une super star en Amérique du sud et en Asie. Une carrière impressionnante, véritable success story, marquée par un premier album écoulé à plus de quatre millions d’exemplaires et un World Music Award. Alizée c’est aussi d’incroyables collaborations, à commencer par Mylène Farmer bien sûr, mais également Château Marmont ou JR Etienne. Deux grands noms de la scène électro françaises qui ont participé à la composition de ce dernier album. Un quatrième album, produit par le label Institubes, qualitatif et underground dans lequel la demoiselle se révèle difficilement.

Nouvel album, nouvelle identité musicale, nouveau look. Une enfant du siècle dévoile une femme naturelle et raffinée à mille lieux de la Lolita des années 2000. Ainsi l’album s’ouvre sur une piste aux influences 80 parfaitement assumées « Eden Eden ». On appréciera la voix unique suave et sensuelle de la demoiselle. Malgré des arrangements travaillés, les mélodies restent saccadées voire irritantes « Limelight » ou « Une fille difficile ». Piste après piste, l’album se construit difficilement. Les titres ne se démarquent pas les uns des autres et l’alchimie ne pend malheureusement pas « A cœur Fendre » ou « Factory Girl ». Les textes manquent de sincérité et de profondeur. Ils sont même responsables de la perte de crédibilité de certaines pistes, « Grand Central ».
« Les Collines » est sans hésiter le meilleur titre de l’album. A la fois entrainante, puissante, et surprenante cette piste résolument électro illustre la nouvelle personnalité de la chanteuse.  « 14 décembre » éveille la curiosité, sa basse rythmée et harmonieuse colle parfaitement à l’infantilité de cet album qui se voulait hors du temps, inter-générationnel.

Malgré un album décevant, nous noterons la forte volonté de la chanteuse de vouloir se forger une identité musicale et de se démarquer de son image de Lolita. Nous apprécierons le travail acharné d’une artiste qui prend le risque d’innover et de renouveler sa discographie. Avec un tel potentiel il est évident qu’Alizée pourra de nouveau conquérir les charts et les cœurs de ses fans. Elle peut mieux faire. Nous attendons son prochain album avec beaucoup d’impatience. Espoir.

Le Cheshire cat & moi – Nolwenn Leroy

Une des figures majeures de la nouvelle scène française, Nolwenn Leroy, a sorti un troisième album le 7 décembre 2009. Longtemps associée à son passé de star académicienne et de chanteuse à voix peu qualitative, la demoiselle est bien décidée à prouver au monde entier l’immensité de son talent et à soigner son image. Sa voix est certes inestimable mais d’ingénieuses collaborations lui ont permis de révéler d’autres atouts. Ainsi sur l’album « le Cheshire cat & moi », qui fait clairement référence à Alice au pays des merveilles, on retrouve la griffe de Teitur Lassen, immense talent de la pop alternative que je vous recommande de toute urgence.

Si « le Cheshire cat & moi », alors « moi » je suis forcément Alice ! J’ai trouvé que cet album qui est totalement enregistré en acoustique, dégage une légèreté digne du monde merveilleux de Lewis Carroll. Une ambiance feutrée confère à cet album une élégance sans précédent et un véritable cachet artistique. Nolwenn Leroy a su mettre son timbre de voix aux éclats sublimes au service d’une pop distinguée et gracieuse. Les mélodies sont magiques et semblent sortir tout droit d’un rêve de petite fille. Ainsi on retrouve la douceur de la harpe (Ruth Wall, harpiste de génie) et l’infantilité du xylophone. On repère une agilité et une virtuosité dans les paroles qui n’ont parfois ni queue ni tête mais qui collent tellement bien à l’univers d’Alice. Ce qui peut paraître être une incohérence est en réalité une habile métaphore. De plus certaines pistes sont en anglais, ce qui colle à l’esprit original du chef d’œuvre de Lewis Carroll « Alice in Wonderland ». D’autres sont en français, ce qui retranscrit à merveille la parfaite élégance et l’espièglerie de l’album. Il réside dans cet album une indécision si délicate et propre à Alice. C’est une belle interprétation de l’univers de Lewis Carroll avec un zest de féérie.

C’est un album emplit de subtilité et de douceur qui méritait d’être mis en lumière. Nous noterons la qualité des illustrations de Thomas Jacquet qui sont en parfaite adéquation avec cet album. C’est un travail audacieux que nous propose Nolwenn Leroy. C’est un opus poétique qui marquera la pop française et internationale. Même si les ventes ne seront malheureusement jamais comparables à celles de Lady Gaga, la qualité et la grâce dégagées par cet album n’ont rien à envier aux meilleurs. Nolwenn Leroy vient de se forger un nom dans le monde de l’art.

“Le Cheshire cat & moi” ne pouvait mériter que la meilleure note. Vivement le prochain album !

About Love – Plastiscines

Deuxième album des jeunes parisiennes Plastiscines. Cet opus rock nouvelle scène française enchante mes soirées depuis déjà plusieurs semaines. About love un album de 4 filles dans le vent aux franges rock qui sonne terriblement bien comparé au précédent opus. On appréciera en autre le travail d’un super producteur américain qui n’est autre que Butch Walker (Pink et Avril Lavigne) !

Véritable déclaration d’amour aux USA on compte neuf pistes sur douze en anglais, rien de mieux pour un album qui se veut rock. Une quantité de titres entrainants et efficaces à l’écoute de « Barcelona » ou « Another Kiss ». Un album qui semble avoir du caractère et une énergie résolument rock. Un volume de guitares appréciable et des mélodies fraiches et entrainantes.  J’apprécie la rythmique agressive et séductrice de « From Friends To lovers » et « Time To Leave» . Voilà un album rock au féminin qui pétille de vitalité sur un fond de guitares électriques à l’instar de « You’re No Good ».

Je regrette des textes plus que simplissimes, à se demander si les demoiselles parlent anglais pour cirer haut et fort « B-I-T-C-H, I’m a bitch». Dès la vingtaine c’est un peu dommage. Il est vrai que la langue de Shakespeare est bien plus musicale que celle de Molière mais je regretterai tout de même des textes vides et sans intérêt. En revanche je souligne le courage et l’effort d’avoir tenté le rock en français, mais visiblement c’est un exercice particulièrement difficile même si les lyrics de « Camera » sont plutôt cool.

Pour conclure cet album dégage une énergie percutante et sonne comme une bombe rock qui mérite d’être écouté. On notera le gigantesque fossé qui sépare les deux albums et malheureusement on peut se demander si avoir un putain de producteur ça n’aide pas à trouver l’inspiration et le talent…

Jewel and the Orchestra – Soma

Ce groupe composé de quatre membres compte parmi les meilleurs artistes de la scène rock française et même internationale. J’attendais leur quatrième opus, produit par Sony Music, avec beaucoup d’impatience. La sortie dans les bacs est prévue pour le 01 mars mais l’album est déjà disponible depuis le 8 février sur les sites de téléchargements. Il est intitulé « Jewel and the orchestra ». Cet album est à la frontière de la pop et du rock. Ce jewel de la scène rock donne de la valeur à la musique made in France à travers le monde.

Je voudrais d’abord souligner que l’album est interprété en anglais à l’exception d’une piste en français. C’est pour moi un véritable plus, la langue de Shakespeare a l’avantage de mieux s’adapter à la musique que les autres. En effet les mots sont en général plus courts et s’adaptent mieux à la rythmique musicale. Cependant c’est agréable d’écouter un rock qualitatif chanté en français. La langue de Molière est peut être moins adaptée à la musique mais reste la plus belle du monde ! Je trouve le français riche et subtile ce qui confère un charme à « James Dean ». Ensuite cet album est un mélange réussi de mélodies pop et d’un rock accrocheur. « Jewel and the orchestra » est la parfaite union des rythmiques entrainantes, agressives et modernes.  Le premier single « Get down » colle parfaitement à la dynamique de l’album. De l’énergie, de la vitalité, de l’harmonie et une bonne dose d’adrénaline nécessaire pour apprécier un album rock.

Prochaine collaboration à LA avec Dave Sardy, producteur en autre d’Osasis, qui leur fait l’honneur de mixer leur titres mais compte tenu de la qualité des compositions c’est chose amplement mérité !

The Big Machine – Emilie Simon

La plus musicale des artistes françaises nous revient avec un nouvel album aux inspirations contemporaines purement New-yorkaises. Quel plaisir de constater que la demoiselle continue d’innover avec un talent illimité. La chanteuse nous confie qu’elle a été très inspirée par la Big Apple pour la composition de son dernier album : The Big Machine. Loin de son attirail instrumental habituel la jeune demoiselle de 31 ans a dû composer à l’ancienne (sans doute des mauvais souvenirs du conservatoire de Montpellier).
Je pense, contrairement à beaucoup de mauvais nostalgiques, que cet album nous vient bel et bien du futur et qu’il n’est pas un vulgaire réchauffé des années 80. De plus il fait preuve d’une cohérence intéressante. Les pistes s’enchainent à merveille. C’est une onctuosité de saveurs pour les oreilles, et une véritable visite de chaque quartier de la grande citée américaine que nous suivons notes après notes, pistes après pistes.
Principalement interprété en anglais, l’album s’ouvre sur une véritable tuerie dont je ne pense jamais pouvoir me passer. Au-delà du talent, je soulignerai la qualité des prestations vocales de la chanteuse. Je vous invite à écouter « Nothing to do » juste pour le plaisir. Elle alterne les mélodies fluides,  dynamiques et légères. C’est un album très electro et très musical à la fois. On sent que chaque piste a été longuement travaillée et murement réfléchies, à l’image de « Dreamland ». Les fées semblent s’être penchées sur le berceau d’Emilie Simon qui en plus d’avoir un talent sans limite pour la musique est aussi douée pour l’écriture.

La Big Machine d’Emilie Simon est bien lancée sur le chemin du succès. Cet album est un building pop électro qui trouve sa place au Manathan de la « music » : géant, moderne et intouchable !

J’ai la chance d’avoir ma place pour un de ses concerts ! Je vous tiens bien sûr au courant !

KEREN ANN – Keren Ann

rose copieJ’ai décidé de vous parler de Keren Ann. Son dernier album m’a beaucoup touché. Sorti en 2007 (déjà !!!! je vieillis) c’est un album que j’écoute toujours avec autant d’admiration que la première fois.


_keren_ann_grandSobrement intitulé Keren Ann, c’est entièrement en anglais qu’elle a choisi de se présenter. La pochette m’avait déjà fait craqué lorsque que je l’ai vu dans les rayons chez mon disquaire préféré. Il est simple et sa sobre et ça fait beaucoup de bien. Quand on ouvre le booklet on trouve les lyrics imprimés en noir et blanc. Comme c’est beau la simplicité. Étrangement ça a énormément de charme surtout quand ça colle à merveille avec l’album.
Cet album sonne plus rock que les précédents. Il y a seulement neuf pistes et croyez moi on en voudrait plus. Heureusement chaque piste fait en moyenne cinq minutes. Le piano et la guitare dominent sur quasiment tous les titres. Cela nous renvoie une fois de plus à de la simplicité. Ça n’est pas le classique de la ballade piano guitare dont tout le monde s’en fout. Selon moi c’est un album résolument moderne aux ambiances pop, électro et rock. Une véritable bouffée de fraîcheur qui vous emporte et les neufs titres passent très vite. Ce n’est pas un album qui se différencie par son originalité mais par sa simplicité et sa cohérence. C’est avec sa petite voix que la franco-néerlandaise a choisi de se présenter. Une fois de plus on relève une cohérence entre la voix et l’instrumentation. Certaines pistes se démarquent tout de même de l’album et je pense, par exemple, que chacun devrait avoir le droit au moins une fois dans sa vie d’écouter “Lay your head down”.Cet album est en grande partie composé de ballades très émouvantes à ne jamais écouter un soir de rupture dans le noir avec une corde. Il y a une puissance qui émane de cet album. Je trouve qu’il a une âme. Ce qui est formidable c’est que toute cette force ne contraste pas le moins du monde avec la douceur des ballades, au contraire elle l’accentue. “It ain’t no crime”, l’une des rares pistes plus rythmées de l’album, illustre bien la puissance de l’album je trouve avec ses guitares électriques et ses percussions très précises donnent du corps à la chanson et une puissance digne d’une marche militaire. J’ai beaucoup aimé les arrangements flute de “Magic Malik” qui font ressortir tous le reste de l’instrumentation. Les arrangements piano quant à eux trouvent une inspiration Yann Tiersen, réputé lui aussi pour la simplicité de ses mélodies. Certaines pistes comme Liberty sont sou-poudrées d’électro. Cet album résonne comme un murmure chuchoté au creux de mon oreille lors d’un réveil de grasse matinée.
Cet album m’a particulièrement ému. Je crois que c’est l’un de mes préférés. Voilà déjà deux ans qu’il est sorti et j’attends le prochain avec beaucoup d’impatience. Pour résumer Keren Ann, je n’aurais qu’un mot : sobriété. Oui c’est le mot qui résume au mieux c’est album. La sobriété c’est tellement beau…certains devraient en prendre de la graine.

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